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(Présentation de Vincent Desroches, Plusieurs églises unitariennes universalistes (UU) aux Etats-Unis ont de petits groupes, souvent appelés « groupes d’accord mutuel ». Ces groupes permettent aux membres de se sentir connectés, réseautés, même dans les cas où il y a tant de personnes membres d’une congrégation que nous n’arrivons pas à connaître tout le monde. Même dans les petites congrégations, les groupes d’accord mutuel peuvent être utiles à créer des liens plus profonds entre nous et aussi pour faciliter les contacts entre ce petit groupe et le monde plus large dépassant les horizons de l’église. Je parle ici de petits groupes d’environ six à dix personnes. La clé pour organiser ces groupes est le concept d’ « accord mutuel ». Les accords mutuels sont des ententes que nous promettons de respecter entre nous dans nos pratiques de groupe. Ces ententes sont importantes parce que de cette façon tout le monde comprend la composition de l’espace social. En particulier, elles sont cruciales dans un contexte de diversité culturelle. Par exemple, dans plusieurs cultures, quand nous disons qu’une réunion commence à 16 h, les membres de cette culture comprennent implicitement que ça veut dire en fait que les gens vont commencer à arriver à 16 h 15, ou 16 h 30 et que la réunion proprement dite ne commencera pas avant 16 h 45 environ. Dans d’autres cultures, une réunion prévue à 16 h veut dire que tout le monde sera arrivé avant l’heure prévue pour la réunion, et que la réunion commencera à 16 h sans faute. Si nous voulons accueillir des gens dans nos églises qui sont de cultures différentes de la notre, les accords mutuels sont donc particulièrement importants. De cette façon, un nouveau venu sait à quoi s’attendre, il connaît les attentes et la culture sociale de ce groupe. Les deux façons de commencer une réunion sont excellentes et l’accord mutuel ne fait que rendre explicite la façon dont les choses vont se dérouler. Voici des exemples d’accords mutuels à propos de l’heure de réunion à respecter pour les réunions de petits groupes : Nous nous rencontrons les mardis à 16 h. Nous commencerons à nous réunir à cette heure et nous ne commencerons pas avant que tous les membres du groupe soient présents ou excusés. La réunion commencera au plus tard à 17 h tous les mardis. Nous nous rencontrons les mardis à 16 h. Nous commencerons sur le coup de l’horloge et quiconque arrivera après l’heure est invité à entrer sans bruit et à se joindre à la réunion déjà commencée. Nous nous rencontrons les mardis à 16 h. Tous les membres tenteront d’arriver à l’heure, mais nous attendrons jusqu’à 16 h 10 si tous les membres du groupe ne sont pas encore arrivés ou excusés. Cependant, à 16 h 10, nous commencerons la réunion même si tout le monde n’est pas arrivé. Les membres qui arrivent après 16 h 10 sont invités à entrer sans bruit. Un aspect important de ces accords mutuels est que les membres du groupe décident du contenu de ces accords. Le leader du groupe, ou le facilitateur, peut avoir quelques suggestions à proposer, ou des exemples d’accords mutuels possibles, mais il est crucial, pour la bonne marche du groupe, que tous les membres s’expriment à propos de leurs accords mutuels, les écrivent eux-mêmes, et promettent de les respecter du mieux qu’ils ou elles le peuvent. En plus des accords mutuels concernant les interactions à l’intérieur du groupe, il y a toujours un accord mutuel qui consiste à faire un projet collectif à l’extérieur des réunions régulières. Dans les prochaines semaines, je vous donnerai plus d’informations sur les projets possibles, l’ordre du jour des réunions, et sur les façons de préserver la qualité d’accueil du groupe envers les nouveaux venus.
Projets de service dans les petits groupes d'accord mutuelUne des conventions observées par tous les groupes d’accord mutuel dans ma congrégation est l’engagement de faire un projet de service à l’extérieur de l’église. Ces projets servent à rappeler aux membres du groupe que leur travail est dans le monde réel, aussi bien que dans notre groupe. Nous portons la même attention à notre travail à l’extérieur qu’à nos rencontres régulières de groupe. Une bonne façon de cultiver notre attention est de s’engager dans un projet conjointement avec d’autres personnes extérieures à notre église. De cette façon, nous rencontrons d’autres personnes, arrivons à mieux comprendre leur situation et contribuons à guérir les maux du monde. L’idéal serait que tous les membres du groupe puissent travailler sur un projet unique en même temps. De cette façon, à la prochaine réunion, on peut s’en parler. Il est très important pour la santé du groupe que tous participent à la décision portant sur la nature du projet. Les gens devront faire des compromis pour arriver à une décision acceptable et ceci aide le groupe à apprendre à fonctionner ensemble. Chaque membre du groupe apporte ses qualifications uniques. Nous avons une femme aveugle qui participe activement à nos groupes d’accord mutuel. Son handicap pause un défi au groupe parce qu’il faut choisir un projet dans lequel elle peut participer à sa pleine mesure. Nous nous sommes rendus compte qu’elle était une excellente cuisinière. Les groupes dans lesquelles elle participe décident souvent de préparer un repas à un refuge pour les sans-abris, ou de préparer un événement pour lever des fonds pour un organisme bienfaisant que nous voulons soutenir. D’autres groupes dans notre église ont nettoyé des ordures au parc local, ou travaillé à un centre de la nature pour désherber des plantes envahissantes. D’autres encore ont peint les murs d’un hospice, préparé des repas et aidé des enfants à un refuge pour les femmes battues. D’autres ont travaillé à construire des maisons pour les pauvres avec un organisme appelé Habitat for Humanity, ou organisé une soirée de divertissement dans une maison de retraite. Après avoir travaillé à un projet de ce type, les membres reviennent en réunions de groupe pour parler de leur expérience et de ce qu’ils aimeraient faire d’autre, de ce qui ferait un monde meilleur. Même si j’ai dit que les membres du groupe doivent décider de leur projet, le fait qu’ils doivent faire un projet à l’extérieur de l’église n’est pas facultatif. C’est une partie de la structure de ces groupes. Sans un projet de service, un petit groupe n’est pas vraiment un « groupe d’accord mutuel » tel que je les ai définis. Mon prochain message expliquera ce qui distingue un groupe d’accord mutuel d’un autre petit groupe quelconque. Nous avons déjà vus trois de ces aspects : la taille du groupe, les accords mutuels et le projet de service. Comment on this Page Last Modified 1/21/08 9:20 AM |